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D’importants écarts de prix alimentaires en Afrique de l’Ouest

Publié : avril 2018

Les prix sont désormais un facteur clé de l’accessibilité à l’alimentation en Afrique de l’Ouest alors que les ménages dépendent des marchés pour deux-tiers de leurs approvisionnements. Les prix alimentaires sont plus élevés de 30 à 40 % en Afrique subsaharienne que dans le reste du monde à PIB par habitant comparable. Par rapport à la moyenne ouest-africaine, ils varient de -28 % en Mauritanie à +14 % au Ghana ; ceci témoigne de la relative inefficacité du marché alimentaire régional. Les écarts de prix sont les plus faibles entre les pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). En revanche, sur plusieurs segments de frontière (Côte d’Ivoire-Ghana, Sierra Leone-Libéria et Mauritanie-Sénégal), les disparités dépassent 17 % de la moyenne régionale ; ceci du fait de coûts de transaction élevés. Depuis le lancement du Schéma de libéralisation des échanges de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (SLEC/CEDEAO) au début des années 90, la CEDEAO promeut une zone de libre-échange. Les droits de douane sur les importations et exportations, ainsi que les barrières non tarifaires y sont officiellement abolis. Pourtant, sa mise en œuvre reste aléatoire et de nombreuses barrières subsistent dans les faits. La suppression de ces obstacles et la facilitation des échanges régionaux contribueraient à la baisse des prix alimentaires.

Thèmes : Agriculture et chaînes de valeurs, Marchés, prix, commerce, Sécurité alimentaire

Échelle : Transfrontalière, Régionale (Afrique de l'Ouest)

Langues : Français

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