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Les filets sociaux restent sous-financés

Publié : mai 2020

Les filets sociaux sont un outil important pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, la réduction de la pauvreté et la résilience des populations les plus vulnérables. Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, les transferts monétaires et dispenses de paiement des services de base ont contribué à protéger les moyens d’existence, en particulier dans les zones urbaines. Malgré les arguments solides en faveur de cet investissement, les dépenses actuelles et les niveaux de couverture sont largement insuffisants pour répondre aux taux élevés de pauvreté et à la vulnérabilité des populations face aux chocs. Selon la Banque mondiale, les pays de l’Afrique subsaharienne dépensent en moyenne chaque année 16 dollars US par personne dans le cadre des programmes de protection sociale, comparé à 158 dollars US en Amérique latine et dans les Caraïbes. Les partenaires au développement assurent 60 % des dépenses en moyenne, notamment les coûts de démarrage. Le taux de couverture varie selon les pays. Au Sénégal, le nombre de bénéficiaires du principal programme de transfert d’argent est passé de 3 % de la population en 2013 à 17 % en 2016. La volonté politique du gouvernement a permis de mobiliser des ressources domestiques importantes pour garantir la viabilité de ce programme sur le long terme. Le manque de données sur les dépenses liées aux filets sociaux, leurs niveaux de couverture et le ciblage reste un défi majeur.

Thèmes : Covid-19, Enfance et jeunesse, Nutrition, Protection sociale, Résilience, Sécurité alimentaire

Échelle : Régionale (Afrique de l'Ouest)

Langues : Français

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