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Opérationnalisation du Nexus Humanitaire-Développement-Paix N-HDP

Opérationnalisation du Nexus Humanitaire-Développement-Paix N-HDP

L’Opérationnalisation du Nexus HDP  au Sahel et en Afrique de l’Ouest s’inscrit dans le cadre du processus vers la concrétisation de l’engagement politique porté par la CEDEAO, l’UEMOA et le CILSS avec l’appui technique du Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, de l’Union Européenne et du Réseau Mondial contre les Crises alimentaires. Les principes clés de cette démarche politique sont le renforcement du leadership des États, l’alignement sur les institutions, les cadres et les mécanismes de coordination existants dans les sept pays affectés par la crise sécuritaire et qui connaissent une forte aggravation des crises alimentaires et nutritionnelles. L’engagement en faveur de l’opérationnalisation du nexus HDP concerne tous les 17 pays de l’espace CEDEAO, UEMOA et CILSS, plus le Cameroun et sa mise en œuvre comporte plusieurs phases dont la première concerne les pays de la ligne de front sécuritaire (Burkina Faso, Cameroun, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria et Tchad).

Sommaire

Contexte

À la suite de la réunion de haut niveau organisée par le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO / OCDE), l’Union européenne et le Réseau mondial contre les crises alimentaires (GN) le 6 avril 2022, la CEDEAO, l’UEMOA et le CILSS ont engagé une Démarche Politique visant l’opérationnalisation du nexus Humanitaire – Développement – Paix (N-HDP) afin de répondre aux crises alimentaires et nutritionnelles  dans les pays. Ladite démarche concerne les 17 pays de l’espace CEDEAO, UEMOA et CILSS, plus le Cameroun. Elle est mise en œuvre par phases dont la première concerne les pays de la ligne de front sécuritaire (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Tchad plus Cameroun). Sa vocation est d’apporter des réponses structurelles durables aux crises alimentaires et nutritionnelles multifactorielles et récurrentes qui ébranlent la région – et particulièrement aggravées ces dernières années par les tensions sécuritaires (au moins 80% des populations en besoin d’assistance alimentaire et nutritionnelle sont dans les pays en conflit).